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ballade au coeur d'un rucher

 

 

ballade au coeur du rucher de mon ami Jean-François,

 

 

butinage

 

 

 

 

 

 

Histoire de l’apiculture

Première représentation iconographique d'une chasse à l'abeille mésolithique (Espagne).

Ruches représentées dans le tacuinum sanitatis

Les apiculteurs, dessin de Bruegel, 1568.

Nom de Nesout-bity ("nom de couronnement"), littéralement "celui qui appartient au jonc et à l'abeille", dans la culture de l'ancien empire égyptien.

L’abeille était déjà présente il y a soixante millions d'années sur terre : des fossiles à l’aspect identique aux abeilles actuelles ont été mis au jour. Cette longévité est le résultat de l’adaptabilité exceptionnelle de cette espèce : le comportement de l’abeille est régi par des facteurs innés, et par son adaptabilité aux conditions d’environnement.

La première ruche fut probablement issue du prélèvement d’un tronc d’arbre creux contenant un nid d'abeilles. Plus tard, avec la maîtrise des techniques d'enruchage1, apparurent les premières ruches artificielles, fabriquées comme des paniers à-partir de matériaux végétaux2, Mais on ne sait pas exactement quand la domestication de l’abeille a eu lieu. En toute logique, la domestication des abeilles aura succédé à la sédentarisation de l'homme au début du néolithique, environ 9 000 ans av. J-C.

L'apiculture semble connue dès le IIIe millénaire en Mésopotamie. Un fait est sûr: c'est une technique que les habitants de la Cappadoce ont maîtrisée dès le milieu du IIe millénaire dans "le code des Hittites" qui condamne l'appropriation d'essaims si les abeilles appartiennent à de particuliers3.

La récolte et la consommation de miel remontent à la préhistoire. Les peintures rupestres représentant des scènes de cueillette de miel montrent l’utilisation d'échelles et de l'enfumage4. À cette époque, l’homme recueille le miel souvent en détruisant la colonie, comme l’atteste la première représentation iconographique d'une chasse à l'abeille opportuniste décrite en 1924 par l'archéologue Eduardo Hernández-Pacheco y Estevan (es) : une peinture rupestre mésolithique (datée de quatre à sept mille ans) trouvée à la « cueva de la Araña », grotte de l’Araignée, près de Bicorp dans la province de Valence en Espagne. On y voit deux « cueilleurs de miel », le premier au sol, le second grimpant sur une sorte d'échelle de lianes ou de corde, portant un panier pour recueillir sa récolte, et la main plongée dans un tronc d’arbre ou une anfractuosité de rocher à la recherche de rayons de miel. Autour de lui sont grossièrement représentées des abeilles sauvages volant5.

L’apiculture est courante dans le Haut-Empire égyptien du xxive siècle av. J.-C.. Des représentations ont été mises au jour dans la « chambre des saisons » du temple solaire du roi Niouserrê à Abou Ghorab (Égypte antique), où l’on voit des scènes montrant l'enfumage, l’extraction et la conservation du miel6. Il s'agit du plus ancien témoignage d'abeilles domestiquées et élevées7. Des pots de miel aujourd'hui entièrement cristallisés ont été retrouvés dans des sépultures.

L'utilisation en médecine et comme offrande religieuse, de cire et de miel importé (sans que l'on puisse déterminer s'il s'agit de miel d'abeille ou de datte), est attestée en Mésopotamie au IIe millénaire av. J.-C. mais l'introduction d'une véritable apiculture n'y date que de -800, peut-être en raison d'un climat alors plus favorable, le gouverneur de Mari Shamas-res-ușur se posant en promoteur de l'élevage d'abeilles8.Comme les Égyptiens ou les Mésopotamiens, les Hittites pratiquent l'apiculture : les Lois hittites à Hattusa punissent vers 1300 av. J.-C. les voleurs de ruches9.

 

En septembre 2007, des archéologues découvrent à Tel Rehov 30 ruches intactes datées de l'époque biblique en Palestine, entre le milieu du xe siècle av. J.-C. jusqu'au début du ixe siècle. Leur production à cette époque est estimée annuellement à 500 kilogrammes de miel et 70 kilogrammes de cire10.

 

La Bible évoque régulièrement le miel mais il désigne le plus souvent la douceur du suc de datte ou de figue. Le miel issu d'abeille probablement sauvage n'est cité que deux fois, dans le Livre des Juges et le premier livre de Samuel11.L'apiculture est une activité agricole importante dans la Grèce antique, notamment en Attique12. Aristote, dans son Histoire des animaux, premier traité d'apiculture, décrit la forme hexagonale des cellules des ruches qui ont à leur tête une abeille-roi, à la fois mâle et femelle et des abeilles de différentes tailles et anatomies13. Il considère que les abeilles n'ont pas de sang. Démocrite est le seul à considérer qu'elles ont des viscères, trop petites pour être vues à l'œil nu4.

Il existe plusieurs traités qui concernent l'apiculture, durant la période de la Rome antique : Pline l'Ancien décrit avec précision certains modèles de ruche mobile, en osier ou en liège (apiarium), manipulée par un esclave apiculteur, l’« apiarius », et Virgile y consacre le quatrième Chant de ses Géorgiques, évoquant notamment la légende d'Aristée et ses ruches.

Dans le Coran, au septième siècle après Jésus-Christ, la seizième sourate, a pour nom « An-Nahl », Les Abeilles, en référence aux versets 68 et 69 où sont évoqués la domestication des abeilles et les bienfaits du miel.

Des modèles de ruches en planches sont courants dans l’Antiquité, ainsi que des ruches tressées, et en céramique : elles sont d’abord faites de baguettes de bois entrecroisées, étanchées avec un mélange de bouse de vache et de cendres. Les ruches en paille tressée, plus tardives, sont mentionnées pour la première fois dans une ordonnance de Charlemagne, datée de 799, le Capitulaire De Villis. La récolte dans ces ruches est pratiquée par étouffage total ou partiel de l’essaim, ou encore par la taille de rayons, ce qui entraîne sa mort, ou son affaiblissement. Au Moyen Âge, l'élevage de « mouches à miel » se développe particulièrement dans les monastères14 ou en forêt par des communautés paysannes ou des agents forestiers, les « bigres »15, le prélèvement d'essaims, de ruches, de miel ou de cire constituant des redevances féodales, l'abeillage. Parallèlement à l'essaimage naturel, la transhumance des ruches est pratiquée lorsqu'un espace floral était entièrement exploité16. À la Renaissance, trois techniques principales sont pratiquéepour la récolte du miel : étouffage avec une mèche de soufre, transvasement d'une ruche vers une autre, prélèvement des galettes de cire sans se préoccuper du contenu des galettes17.

Les Mayas vouent un culte aux abeilles et à leur Dieu Ah-Muzen-Cab. Ils récoltent le miel des mélipones, abeilles sans dard, dans des ruches encapsulées dans un tronc creux ou dans des pots de terre adossés aux murs des maisons, méthode ancestrale toujours pratiquée malgré l'arrivée des Conquistadors au xve siècle : ces colons espagnols et portugais importent en effet l'abeille européenne Apis mellifera plus productive afin de fournir suffisamment de cire pour fabriquer les cierges en cire d'abeille pure pour les églises2.

En occident, les débuts de l'apiculture, avec l'exploitation intensive du miel datent de la fin du XVIIIe siècle3 avec l’invention de la hausse qui permet de rendre la récolte de miel plus productive, et c'est à partir de ce moment que l'on peut commencer à parler d'élevage. En 1772, Jonas de Gélieu décrit la première ruche à hausse fonctionnelle dans sa Nouvelle méthode pour former les essaims artificiels. L’avènement de l’apiculture moderne se fait par l’invention du cadre mobile, mis au point en 1844, par le Dr Charles Paix Debeauvoys (1797-1863)4.

                                                    c'apture d'un éssain

 

 

 

arrivé au rucher

 

 

 

 

 présentation de son altesse

 

naissance

  

 

 

extraction du miel

 

miam miam

une petite vidéo pour la r oute

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 02/11/2014

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